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Lexique |
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Action non-violente L'action non-violente permet de lutter contre l'injustice sans porter atteinte à l'intégrité physique ou morale de l'adversaire. Non-coopération, grèves, boycott, désobéissance civile , les moyens de l'action non-violente sont nombreux. Ils visent à exercer une contrainte sur l'adversaire, en sensibilisant l'opinion publique à l'injustice. C'est la conjonction de la force de l'action non-violente et de la pression de l'opinion publique qui peut forcer l'adversaire à la négociation. Agressivité L'acceptation du conflit La négociation peut permettre de résoudre un conflit en arrivant à un compromis : nouvelle situation, plus juste que la précédente et qui répond, au moins temporairement, aux demandes des parties en présence. Pour qu'un compromis soit considéré comme "bon", il faut que la proposition soit objectivement juste (principe d'équité), qu'elle garantisse toutes les conditions de la paix (principe de socialité), et ne préjuge pas de l'avenir (principe d'ouverture). Dans certaines situations, la recherche du " consensus " permettra un travail plus approfondi sur la solution adoptée dans un plus grand respect de l'ensemble des opinions exprimées. Conflit Quand la confrontation débouche sur un sentiment de concurrence ou de non reconnaissance, la situation peut devenir conflictuelle. Chacun défend ses idées, ses droits, sa liberté, sa vie Le conflit fait partie de la relation à l'autre. Il peut être facteur de changement en introduisant le mouvement dans les relations, dans la société. Une société sans conflit serait une société immobile, sans Histoire. Résoudre le conflit peut faire progresser la justice. Mais un conflit non géré ou mal géré peut libérer des énergies destructrices considérables et déchaîner les affrontements les plus violents. ConfrontationLa relation à l'autre est souvent l'expression d'une confrontation entre les besoins, les intérêts et les valeurs de chaque personne. Toute confrontation suppose non seulement l'affirmation de soi mais aussi l'écoute pour qu'il y ait véritablement réciprocité et respect dans la communication et le dialogue. ForceLe dialogue et la négociation ne peuvent régler un conflit
entre oppresseur et opprimé. La non-violence est une recherche de la paix par des moyens respectueux
de l'intégrité de l'autre. L'expression légitime
des besoins de chacun amène à des situations conflictuelles.
L'attitude non-violente consiste à préserver en permanence
l'espace nécessaire au dialogue et à la négociation.
L'approche non-violente des conflits, fondée sur le respect mutuel,
n'exclut pas pour autant l'expression d'une grande fermeté et,
si nécessaire, de rapports de forces quand il s'agit de défendre
les droits de l'Homme ou de rétablir la justice. La non-violence
est une approche globale du conflit non seulement dans les rapports interpersonnels,
mais aussi dans les conflits sociaux et les relations internationales. Réconciliation La résolution non-violente d'un conflit vise à établir plus de justice entre les membres de la communauté. En effet, l'objectif fondamental d'une bonne gestion de conflit est de développer plus de justice dans les relations. Basée sur le respect de l'être humain, fondée sur la réparation du préjudice, l'approche non-violente des conflits préserve la possibilité d'une réconciliation. Réparation L'institution judiciaire punit le coupable, propose parfois la réparation du préjudice, mais n'a pas pour objet de renouer les fils d'une relation rompue ou de réintégrer la personne sanctionnée dans la société. Pourtant, la réparation est une étape indispensable à toute réintégration, à toute reprise de la relation. Violence Plutôt que de résoudre le conflit, la violence constitue un dérèglement du conflit. C'est un processus qui cherche à éliminer l'autre, l'ennemi, celui qui fait obstacle à la satisfaction de ses propres besoins, de ses intérêts, de ses désirs. L'autre est nié et finit même par être considéré comme sans valeur.
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