La violence des enfants n'est pas un phénomène
nouveau. Ce qui est nouveau c'est que cette violence n'est plus aujourd'hui
régulée par la société. Révélateurs
de la crise des institutions traditionnellement intégratrices
que sont la famille et l'école, les comportements délictueux
ne sont pris en compte que lorsqu'ils relèvent de la justice.
Les "incivilités" - actes d'irrespect, de dégradation
- demandent pourtant d'autres réactions que l'indifférence,
la peur ou les discours agressifs à l'égard des jeunes.
Respecter l'enfant c'est l'écouter, l'accompagner dans son
parcours vers l'autonomie mais aussi, s'il y a lieu, sanctionner ses
écarts.
La restauration du dialogue adultes-jeunes et, plus généralement,
la reconstruction du lien social, est devenue une urgence en ce début
de "Décennie pour une culture de la non-violence et de
la paix au profit des enfants du monde".
Le développement de la communication non-violente dans des
structures d'aide et d'écoute, la mise en place de la médiation
interculturelle et sociale dans les communes, l'éducation à
la résolution non-violente des conflits dès l'école,
l'apprentissage de l'action non-violente dans les luttes contre les
inégalités et les exclusions sont autant d'éléments
qui peuvent fonder un nouveau projet collectif.