L'ouverture à l'autre, comme l'ouverture au
monde, ne relève pas d'un simple inventaire des diversités
culturelles. Le caractère "pluriel" des sociétés
nécessite que leurs institutions aussi bien que chacun de leurs
membres partagent une conception dynamique de la rencontre, du dialogue
et de la gestion des conflits.
La dimension « interculturelle », au contraire
d'un constat figé des différences, est une sorte de
résultante de tous les efforts d'accueil, d'adaptation, de
compréhension de l'autre, dans une attitude réciproque
de respect et d'écoute. Dans ce processus, chaque personne
n'est pas tant la représentante d'une culture d'origine que
l'actrice de sa propre culture.
L'enfant, dans son quartier, à l'école,
découvre très tôt l'existence d'autres cultures,
d'autres comportements, d'autres modes de vie. Il va progressivement
intégrer une partie de ces nouvelles références,
au risque de tensions avec sa propre famille. Ce système d'échanges
réciproques est un chemin vers l'intégration.
Cela ne se fait pas toujours aussi simplement. Il faut
du temps et des moyens. La cohabitation des communautés peut
nécessiter, dans un premier temps, de mettre en place des structures
de médiation pour faciliter la vie en commun, faire tomber
les tensions et aider à résoudre les inévitables
conflits.
La dimension interculturelle est devenue aujourd'hui
l'un des éléments fondamentaux de l'éducation
et de la formation. C'est aussi un défi à relever pour
l'ensemble de l'organisation sociale et politique de nos sociétés
occidentales.