En termes de durée, de méthodes utilisées
ou de niveau de qualification, les offres de formation à la
gestion des conflits présentent une grande diversité.
Elles ne couvrent cependant ni la demande croissante de publics en
quête de ressources, ni les besoins qui émergent au sein
d'institutions comme l'école, la police, les services sociaux
et de santé publique...
Une rapide enquête réalisée auprès
de diférents prestataires de services montre que les formations
sont le plus souvent assurées par des professionnels qui ont
acquis un savoir-faire à la mesure de la richesse de leur propre
parcours. S'appuyant à la fois sur des connaissances théoriques
et des outils d'expérimentation pratiques, ils se révèlent
les mieux à même de transmettre leurs compétences.
En Europe francophone, quelques dizaines d'organismes
proposent aujourd'hui d'utiles compléments sur la gestion des
relations et sur l'approche non-violente des conflits. On y apprend
à écouter, à exprimer ses sentiments, à
négocier, à être médiateur comme à
être garant de règles et de lois... autant d'éléments
susceptibles de modifier sensiblement les rapports humains et sociaux.
Il conviendrait de généraliser cette démarche,
y compris dans les écoles d'administration, de gestion des
ressources humaines ou encore dans les filières qui conduisent
aux responsabilités politiques et sociales.
C'est dans cette perspective que la formation à
la gestion non-violente des conflits doit aujourd'hui renforcer sa
crédibilité en créant des espaces d'échanges
et de régulation entre les différents organismes, en
se dotant d'outils communs d'intervention et d'évaluation et
en associant à sa recherche-action l'expertise de la recherche
universitaire.
Il ne s'agit pas tant de créer de nouveaux diplômes
que de faire progresser dans la société les valeurs
de respect, de coopération, de justice, de démocratie.
Avec l'acquisition de compétences psycho-sociales, l'objectif
de la formation à la gestion non-violente des conflits est
d'aider les personnes non seulement à améliorer leurs
comportements relationnels mais aussi à s'impliquer dans la
transformation des structures dans lesquelles elles vivent.
Au seuil de cette nouvelle année, formulons
le voeu qu'ensemble nous fassions progresser cet objectif fondamental
pour instaurer une culture de non-violence et de paix.