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Education : pour une sanction non-violente ********************** |
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Editorial Rester sans réaction quand un enfant commet une infraction à une règle peut avoir deux significations. Ou bien c'est la reconnaissance de l'inutilité de cette règle. Ou bien cela traduit la démission de l'adulte dans son rôle de garant de la " loi ", que ce soit par peur de l'enfant, peur du conflit ou par incapacité à s'assumer dans un rôle jugé répressif. Pour beaucoup, réagir c'est punir. Outre la gifle ou la fessée administrée sous l'effet de la colère, la punition reflète souvent une volonté de puissance, de domination par rapport à l'enfant. Dans bon nombre de cas, elle n'a aucun rapport avec la faute commise, elle est disproportionnée. Dès lors, loin d'apparaître comme justifiée à l'enfant ou au jeune, elle suscitera un sentiment d'injustice et fera naître une envie de vengeance. Comment réagir à la transgression efficacement et sans violence ? Il est essentiel que l'enfant s'entende dire qu'il a commis un acte répréhensible qui porte atteinte à la classe, à son frère, au commerçant La sanction doit l'aider à comprendre la portée de ses actes et à percevoir la nécessité de la règle pour vivre ensemble. Elle doit lui offrir la possibilité d'une réparation en rapport avec la faute commise. La sanction, le rappel à la règle et la réparation permettent de soulager la culpabilité de l'enfant ou de l'adolescent. À défaut, cette culpabilité peut devenir trop lourde à porter et l'enfant cherchera les moyens de s'auto-punir (se priver de manger, avoir des mauvaises notes à l'école ) ou de se faire punir ailleurs. Mais là où la punition humilie et détruit, la sanction porte en germe un nouveau départ. C'est un outil d'éducation à la responsabilité, à la confiance en l'autre, au respect. C'est une dimension essentielle de l'éducation non-violente. Nombreux exemples concrets de sanctions à l'école, dans la famille Contributions de : Élisabeth Maheu, Jacques Salomé, Eirick Prairat, Jean-Marie Petitclerc, Daniel Favre, Joseph Rossetto, Marc Thomas, Anne-Catherine Bisot, Véronique Guérin, Bernadette Costa-Prades, Carolle et Serge Vidal-Graf.
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