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COHÉSION SOCIALE : Développer des structures d'aide
à la gestion des conflits du quotidien

 
 
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N° 278, janvier - février 2005 : épuisé

 

Dans nombre de conflits, les peurs et les ressentiments empêchent d'entendre les véritables revendications des protagonistes. Quand la parole juge et accuse, le conflit se transforme vite en confrontation violente entre des adversaires dont le seul objectif est de faire plier l'autre, quel qu'en soit le prix.

Les conflits de la vie quotidienne sont parfois qualifiés de " petits conflits ", en référence à leurs origines plus qu'à leurs conséquences. En l'absence de régulation, ils sont, en effet, capables de mobiliser de puissantes énergies destructrices. Avant qu'ils ne dégénèrent en graves violences - éventuellement sanctionnées par la justice - c'est au citoyen et à la collectivité à laquelle il appartient (famille, groupe, quartier, ville…) de chercher à les prévenir.

Qu'il s'agisse de querelles de voisinage, de litiges familiaux ou d'actes d'incivilité, les conflits et violences du quotidien représentent une menace pour le " vivre ensemble ". Dans plusieurs villes déjà, des collectivités locales et des associations de quartier unissent leurs efforts pour ouvrir des permanences d'accueil et proposer des formations. Plus que des experts en conflits, les personnels de ces centres de médiation, maisons des conflits et autres lieux ressources, sont d'abord formés à l'écoute et à l'accompagnement des personnes en butte aux difficultés de la vie ou à des situations d'injustice.

Le sentiment que ses intérêts sont menacés - a fortiori quand ils le sont réellement - constitue l'une des sources majeures de violences. Ainsi, lorsqu'ils acceptent d'entrer dans le processus de médiation, les antagonistes se préoccupent à nouveau de leurs besoins et de leurs intérêts, délaissant alors le champ de la violence.

Les initiatives de médiation sociale et, plus largement, de gestion des conflits de proximité s'appuient sur cette double préoccupation : restaurer les liens sociaux endommagés et favoriser l'intégration (ou la ré-intégration) des individus à la vie du groupe. Une façon on ne peut plus concrète de renforcer la cohésion sociale.

Avec des contributions de Jean-Pierre Bonafé-Scmitt, André Comte-Sponville, Joëlle Timmermans, Béatrice Trélaün, Dominique Demaria, Nathalie Spiteri, Jean-Baptiste Pingault, Jean-Marie Petitclerc, Christophe Peter, Marco Bertoluzzo et Sara Caruso

© Non-Violence Actualité
 
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